saisissez le titre (2)

idéal en boîte : plan séquence

30 mars 20 _ _ = elle s’invente des histoires : ses possibilités de retrait sont épuisées : so is she: la pluie ne freine pas son intention d’aller au cinéma : elle avait prévu d’y aller : elle avait prévu d’aller à la séance de 20h au mk.b : elle avait prévu – elle avait prévu d’aller là uniquement pour ne pas éveiller ses soupçons : elle avait prévu – elle avait prévu l’option de rentrer seule : elle avait prévu qu’il aurait quelque chose de prévu : elle aurait dû prévoir que dans cette absence de jeu-franc-jeu il n’y aurait pas de gagnant ni de perdant : elle se mit à imaginer la romance pour ne pas perdre la face : elle se mit à imaginer la romance pour que son cœur ne batte pas dans le vide : elle se mit à réaliser que tant que son cœur battrait le rythme saccadé de la rupture mêlé à l’exaltation elle ne serait pas en mesure d’affronter la réalité : elle se mit à réaliser la déchirure : elle se mit à réaliser le dérisoire de la situation : comment réagirait-elle à la lecture de ces mots en sortant de la séance?

note de l’autrice : penser à demander la prime d’activité!

quelle mort choisir: la grande ou la petite?

Tétanisme Avancé Sur Particules, Vol.36 :: je ne suis pas l’asmr que vous croyez

le silex est d’or

00 > orgasme auditif ? (entretien sur le pouce, comme à la radio, niarf)

02.38 > king kong – PURE

17.34 > misery – NEVER WORSE

20.57 > no light for tomorrow – STEEL

<<< Ovide, Les Amours >>>

27.20 > A8 – MACRONYMPHA

34.48 > inorganic passion – ADRIANO VINCENTI

38.23 > khartoum – PORT SAID

46.36 > punctum quick Ʃ 8 – CATERINA BARBIERI

54.21 > i need to go out – POPSIMONOV

58.36 > fractured heart – BONA DISH

Saisissez le titre (1)

÷÷÷÷

liberté {quasi}retrouvée = petite mort en série 
+÷+÷+÷++÷+÷+÷+÷+ 
pipi au lit & miettes de cul :: voglio andare in Italia ▪ doch, aber warum lernst du deutsch?
××÷÷÷÷÷÷÷×÷×÷×÷÷÷÷×÷÷÷×÷×××
Toutes les langues de tous les pays
Tout le sang de tous les corps

Bientôt
Je serai [renaître]
Inévitablement!
...par le sang
Un volcan rûgissant
Au col écarquillé
Engloutir #déglutir

[renaître] sereine
monstrumène menstruée
poire
vêtue de peaux douces et chaudes
caressée palpée palmaire
désormais
méduses moteur électrique
corbeaux cerveau mécanique
bleuet palpitant gainé
alcaloïde éternité
butcher prod
Italianoise

Tentacule À Secouer Prestement, Vol.TrenTe-Cinq :: plage câline & bleuet en silex

hémisphère

Dans le cas présent, il ne s’agit pas de souhaiter

mais d’obéir à la raison

Au crépuscule de tes manies apparaît soudain un relief de contrastes

soulagement de mes contradictions

c’est encore toi qui a raison

non parce que j’ai tort

tu as raison dans ta lucidité

en écho à ton autorité

car je ne suis pas mature

…pas encore !

Saisie

je le suis

trop tard ?

non. pas trop tard. pour plus tard

Ta vision

un parcours

mes orifices tels des caps à franchir

à commencer par ma bouche > mes lèvres ; ma langue ; ma gorge : un vestibule à l’intérieur duquel ton phallus imprime ses déplacements

_ il est gonflé celui-là !

…oserais-je dire

_ audacieux, curieux, doux, dur, frondeur

tout le tremblement

ainsi secouées

aucunes parois ne résistent plus

raz-de-marée

tsunami

_couvre-toi et pénètre le seuil de mon palais

il est tout de velours

chaleureux

enveloppant

nos organes en tête-à-tête

sensible à mon agitation

tu aspires à plus d’espace

splasch! embarqué dans un tourbillon

ton phallus s’intime naturellement dans la vallée de mon cul

devenu lac

tu trouveras là tout l’espace dont tu as besoin pour t’abandonner

sans doute

lorsque tu te rappelleras mon/nom

il sera en cendres

éperdue

je l’étais

Léthé

fleuve de l’oubli

coulant comme le nœud autour de mon cou

à moi où les cris demeureront prisonniers pour l’éternité

[écrire c’est d’abord apprendre à lire]

« Je suis une chose, prise mâle et prise femelle, il est le courant. Nous sommes dans une ampoule, protégés du monde extérieur, notre combustion se fait sans oxygène. Je suis une pute et je laisse à désirer. Est-ce que je suis fou, vraiment fou? Est-ce que je me flagelle de façon pathologique? est-ce que mon orgueil est tel qu’il me fait désirer tout et son contraire? Sûrement. […] Je n’en suis qu’au début, j’entre cela dans mon crâne. Il faut oser, détruire, il est encore temps, je veux détruire tant que j’en ai la force. La patience  et la disparition viendront plus tard. J’ai encore quelques sommets à gravir, c’est-à-dire beaucoup de pentes à descendre. Je cherche une forme de purification, par le feu, au centre du combat, dans l’agonie. Je veux continuer d’apprendre. »

La vie privée, Olivier Steiner – p.120 – collection L’Arpenteur